Il ne faut pas un programme d’équilibre, il faut un programme de redressement

Le socialisme est une idée intéressante, jusqu’au moment où l’argent des autres est épuisé.

Lady Margaret Thatcher

L’entreprise France va droit au mur.  Nous vivons à crédit depuis plus de 30 ans.  En se basant sur des taux de croissance d’après-guerre, la France s’est bâti un État gigantesque avec des prestations et des allocations partout ou on regarde.  Ces taux de croissance n’existent plus depuis bien longtemps, mais ceci n’a pas empêché l’État de continuer à vivre au-dessus de ses moyens.  De nos jours, l’État Français a décidé d’honorer des engagements internes qu’elle n’a plus les moyens de se payer, et s’endette pour y faire face.  Selon l’INSEE, la dette de la France est passée de 20% du PIB en 1980 à 100% du PIB en 2015, soit 2000 milliards d’Euros, alimentée par l’accumulation de 35 ans de déficits publics.  La dette sociale à elle toute seule dépasse les 200 Milliards  La dépense publique est passée de 41% du PIB en 1970 à 57% en 2013.  Le déficit annuel dépasse les 100 Milliards d’Euros par an.  En 2015, la France a du emprunter sur les marchés 200 milliards pour se financer.

Nos politiciens ne font rien pour expliquer le problème ni, encore moins, pour le résoudre.  Pire, ne prenant pas la mesure du problème, ils essayent de minimiser les emprunts en augmentant les impôts et les prélèvements obligatoires, retirant des moyens aux entreprises, grignotant progressivement le pouvoir d’achat, et donc asphyxiant l’économie.  En particulier, les prélèvements obligatoires sont passés de 34 % du PIB en 1970 à 46 % en 2014, soit 1000 milliards, un record.

Ce rythme est insoutenable.  Ni les personnes ni les États ne peuvent se permettre de vivre au-dessus de leurs moyens perpétuellement, à un moment donné, il va falloir payer l’addition.  Le manque de maitrise de la dépense publique et la croissance alarmante de la dette hypothèquent l’avenir du pays et de nos enfants, rend la France vulnérable aux caprices des marchés financiers, et met en danger de faillite non pas seulement la France, mais l’Europe entière.

Du fait de sa perte progressive de puissance économique, la France perd progressivement les moyens de soutenir son modèle social, sa puissance internationale, sa culture et son rayonnement.  La France se vide de son activité économique peu à peu du fait du manque de croissance et d’investissement.

Pour prévenir la catastrophe annoncée, il faut un plan de redressement global qui tienne en compte le piètre état de nos finances nationales.

Il ne faut pas un programme d’équilibre, il faut un programme de restructuration de l’économie.  Il ne s’agit pas de sabrer des postes d’infirmières ou de policiers, loin de là.  Il faut s’attaquer au trop plein de prestations couteuses et socialement inefficaces, au mille-feuilles administratif, à la création de postes administratifs de complaisance, à la complexité des procédures, et aux gargantuesques administrations qui avalent notre richesse nationale sans pour autant fournir un meilleur service que celles de nos voisins.

Autrement, la crise Grecque sera un compte de fées à côté de ce qui risque de se passer en France dans quelques années.

 

suivez-moi sur facebook