Les raisons politiques de la crise

La France aujourd’hui se trouve dans une crise majeure crée par la largesse inconsidérée des politiciens appartenant à des partis dits “d’alternance”, soit le PS et le UMP/LR, qui ont reparti des cadeaux empoisonnés à tous ceux qui en demandaient afin de se faire élire et réélire.  Ils ont ensuite tous refusé d’admettre la vraie et désastreuse portée économique de leurs décisions à long terme.  Entre temps, le monde a changé, et pas dans la direction de la facilité.  En effet, les 30 glorieuses ne sont pas prêtes à revenir de sitôt.

Mais comment sont-ils arrivés à le faire ?  Le déclin économique d’un pays étant un parcours de longue haleine, puisqu’en règle générale aucun pays ne devient riche ou pauvre en l’espace d’un mandat, au moment ou les catastrophes se produisent les responsables ne sont typiquement plus au pouvoir.  Et puis, de toute façon, il est bien connu que, en politique, la faute est toujours chez l’autre, donc à quoi bon d’admettre une erreur ou une conséquence inattendue ?

Je me souviens de ce débat télévisé entre Mme Aubry et M Sarkozy, ou lorsque ce dernier avait évoqué l’endettement massif de la France et des effets pervers des 35 heures, Mme Aubry lui avait rétorqué que l’endettement avait pris l’ascenseur pendant le règne de la droite.  Normal, autant c’est elle qui avait parrainé la semaine de 35 heures, autant la facture est revenue aux gouvernements de droite, mais cette droite n’avait pas eu le courage politique d’en finir avec le saignement de l’État et de les abroger sous prétexte que les Français y étaient attachés, et M Sarkozy est logiquement resté sans réponse.  Magnifique exemple de calcul électoraliste d’une gauche qui repartit des bonbons mais refuse d’admettre leur coût ruineux, et d’une droite que n’est plus une droite de gouvernement mais une droite de pouvoir, qui n’est pas prête à faire ce qu’il faut pour sortir le pays de la crise mais qui, au contraire est prête à renier à tous ses principes pour tenter de se faire élire et de se pérenniser au gouvernement.

En conséquence, le débat gauche-droite dans notre pays se résume à une discussion de sourds : les « vous avez fait n’importe quoi » de la droite sont répondus par les « vous n’avez rien fait » de la gauche.  Le plus triste, c’est qu’ils ont tous les deux raison.

Résultat: perte de crédibilité des partis traditionnels, et des partis extrémistes qui montent.  Le peuple est en colère, il a raison, on lui raconte des chimères depuis 30 ans, et on ne leur explique pas ce qu’il faut faire pour redresser la situation et pourquoi.  Entre temps, la France s’endette et s’expose au risque grandissant de l’implosion.

 

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